Benoît Mancheron recevait Patrick Delon, secrétaire général de Présence de la Varende, écrivain. Thème : « Deux lectures pour l’été ».
Jarl Priel, Le Trois-mâts errant, préfacé par Patrick Delon, et illustré par Yvonne Jean-Haffen. Éd. Terre de brumes (novembre 2014). Site de l’éditeur : terredebrume.com
À la fin d’un repas, un groupe de notables de province se laisse entraîner à faire tourner les tables dans le but d’invoquer les esprits défunts. Mais, au cours de cette séance, ils entreront en contact avec un jeune matelot, mort dix-sept ans plus tôt à bord du Pembroke, un trois-mâts gallois. Après avoir enquêté et trouvé des preuves de l’existence de ce navire, découvert errant sur l’Atlantique sans aucun équipage à bord, les notables décident de conduire une série de séances de spiritisme au cours desquelles ils réuniront les témoignages des différents membres de l’équipage qui, progressivement, leur dévoileront la sinistre et fantastique histoire du vaisseau fantôme… Car sur le Pembroke, où la mort et la folie s’emparent peu à peu des hommes du bord, rôde le spectre de Teddy Jepherson, un marin noyé lors d’une précédente escale à New York… Jarl Priel (1885-1965), Charles Tremel de son véritable nom, eut une vie plutôt agitée : marin durant ses années de jeunesse, il deviendra ensuite précepteur dans la Russie tsariste, reviendra en France en 1914 avec les troupes russes en tant que traducteur, partira avec elles en Algérie et, après bien des aventures, finira par échouer à Paris où il fréquentera assidûment les milieux du théâtre et deviendra le secrétaire de Charles Dullin. C’est en 1931 qu’il publiera Le Trois-mâts errant.
Jean de la Varende, Don Bosco. Via Romana Éditions (juin 2015). Site de l’éditeur : via-romana.fr
« Né le 16 août 1815, dans une famille modeste aux environs de Chieri, mort à Turin le 31 janvier 1888, Giovanni Melchior Bosco fait partie de cette race d’hommes aux convictions religieuses bien ancrées dans leurs gènes. C’est sans attendre mais non sans difficultés qu’il embrasse la carrière religieuse et est ordonné prêtre en juin 1841. De là, sa foi ne cessera de grandir, même lorsqu’il est éprouvé par le démon. Jean de La Varende détaille ici ces démonstrations de foi qui permettent à Don Bosco de surmonter les difficultés et de réaliser son oeuvre. Don Bosco, homme de foi…« Aussi, et très rapidement, le saint, qui a vécu une enfance difficile avec la mort précoce de son père et les caractères difficiles de ses frères, se tourne vers un apostolat d’éducateur. En effet, attristé par ces enfants vagabonds qui gravitent autour de Turin, il décide d’agir pour les ramener à Dieu et leur offrir une formation. Essayant de les approcher, il va d’échec en échec jusqu’au jour de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1841, en la sacristie de Saint-François, où la Grande Dame, qu’il aimait tant, intervient. Un jeune ouvrier se présente à lui : la grande aventure commence ici. Il réunira près de 400 000 disciples. Don Bosco, homme d’éducation… « Enfin, Don Bosco a démontré durant toute sa vie un courage exemplaire. En effet, aucune difficulté ne le fait reculer. Même quand la secte des Vaudois s’en prend à lui par des attaques régulières et violentes ou quand Turin subit l’épidémie de choléra en 1854 et qu’il arme avec ses jeunes des équipes de brancardiers pour aider les malades. Du courage, il en a aussi dans la conduite de son grand projet, la création de l’oeuvre des Salésiens, où il lutte sans relâche contre le puissant clergé italien pour gagner son indépendance. Triomphe final. Don Bosco, homme de courage… « Le regard éclairé de La Varende nous propose une vie de saint captivante où aucun détail n’est oublié. Don Bosco est pour nous un exemple de persévérance, de foi et de courage où l’éducation prend toute sa place dans la constitution de l’homme. » Geoffroy de Broglie Romancier, biographe, historien, membre de l’Académie Goncourt et de l’Académie de Marine, Jean de La Varende (1887-1959) s’est attaché à l’évocation du terroir normand et de ses traditions avec une prédilection particulière pour la mer et les marins. Via Romana a publié son Surcouf en 2014.

